Ne confondez plus communautaire et social

Souvenez-vous de l’époque où Facebook et MySpace n’existaient pas encore, nous ne parlions pas de médias sociaux mais les communautés étaient déjà au centre de nombreuses attentions (cf. l’introduction en bourse de Multimania ou les premières expérimentations communautaires sur des plateformes marchandes comme Castorama ou Plantes et Jardins). Depuis, le monde (en ligne) a complètement changé et on ne parle plus que de “social” : réseaux sociaux, platefomes sociales, social softwareil y a du social à tous les étages.

Pourquoi un tel engouement ? Parce que derrière ces outils “sociaux” il y a des utilisateurs (des vrais gens). De vrais utilisateurs… comme dans les forums. “Forum“, voilà un terme issu du passé qui ne fait plus rêver personne (ni les blogueurs, ni les journalistes, ni les annonceurs), et pourtant… Les forums sont toujours aussi actifs et il remplissent une fonction bien différentes des plateformes sociales à la  Facebook ou Twitter (lire à ce sujet mon précédent billet :  Les forums, nouveaux piliers des médias sociaux ?).

Il existe ainsi une grosse différence entre les plateformes communautaires et les plateformes sociales. Différences qui peut être illustrée comme ceci :

À droite, des plateformes sociales comme  Facebook, FlickR et  Twitter où les membres publient du contenu dans une dynamique passive : ils s’expriment mais n’attendent pas nécessairement de réaction. La dynamique sociale sur ces plateformes repose avant tout sur le besoin d’appartenance (”moi aussi j’ai un profil Facebook“) et l’égo (”ma vie intéresse forcément les autres“) des membres qui sont motivés par la visibilité et les rencontres (personnelles ou professionnelles). Il n’y a pas réellement de dialogue au sein de ces plateformes, juste des micro-discussions entre visiteurs de passage.

À gauche, des plateformes communautaires comme les forums où les membres engagent des conversations : ils posent des questions, débattent, se chamaillent et témoignent. La dynamique communautaire repose avant tout sur l’empathie (”je cherche des personnes ayant eu la même expérience que moi“) des membres qui cherchent à partager une passion ou un vécu (cf. les gigantesques forums pour passionés d’automobile, de produits high tech ou pour les femmes enceintes). Le dialogue est donc l’ingrédient essentiel des communautés.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que je vois beaucoup trop de marques et annonceurs qui cherchent à se rapprocher de leurs clients / prospects avec une présence sur les plateformes sociales. Est-ce qu’un profil ou une application Facebook permet d’initier le dialogue entre une marque et ses clients ? Non pas du tout. Cela permet juste à la marque de s’exprimer aux côtés des autres. Mais est-ce bien efficace ? C’est la question que je pose ici :  Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

Il en faut plus pour se rapprocher réellement des clients, c’est un travail de terrain laborieux qui passe obligatoirement par des échanges de personnes à personnes, un dialogue entre un représentant de la marque et un client, pas un bref échange entre un support de campagne et une cible non-identifiée.

Si vous diffusez un film à caractère viral, vous n’êtes pas en train de dialoguer avec vos clients. Si vous publiez un widget sur Netvibes ou Facebook, vous n’êtes pas en train de dialoguer. Si vous lancez une campagne où des blogueurs gagnent des lots en relayant votre message, vous n’êtes pas en train de dialoguer.

Je ne suis pas en train de critiquer les actions cités plus haut, mais juste de bien vous expliquer la différence entre les modèles communautaires et sociaux qui sont régis par des motivations et des dynamiques bien distinctes.

Faut-il abandonner les plateformes sociales pour autant ? Non bien évidement, mais ne vous leurrez pas sur les retombés que vous pouvez espérer d’une campagne sur les médias sociaux. Car pour établir une relation réellement durable ou obtenir un feed-back réellement fiable, rien ne remplace les contacts d’humain à humain (même si c’est au sein d’un forum). D’où l’importance pour les marques d’investir sur des profils de community manager.

Tous solidaires avec Eric de Presse-Citron

Il faut croire que l’arrivée de l’hiver a un effet négatif sur le moral car Eric du légendaire Presse-Citron a décidé de prendre le large… pour quelques jours :  Fermé pour cause d’inventaire. Raison de cette interruption de service : un gros ras-le-bol lié à la mauvaise ambiance générale dans les commentaires.

Il faut dire que son statut de premier blogueur de France l’expose à une audience très disparate et surtout très agitée. Il en résulte d’innombrables moqueries, insultes et commentaires (très) déplacés. Pour vous en convaincre, il vous suffit d’aller lire les très nombreux commentaires sur son dernier billet, c’est lamentable. Pourquoi tant de haine ?

Loin de moi l’idée de me comparer à Eric, mais celles et ceux qui n’ont pas un blog à “gros tirage” ne peuvent pas comprendre les sentiments très violents que l’on peut ressentir à la lecture de commentaires irrespectueux lâchement publiés par des trolleurs à pseudonymes. Oui ça fait mal, car derrière le blogueur il y a un rédacteur qui n’a pas forcément reçu la formation d’un professionnel et qui a beaucoup de mal à prendre du recul, surtout après avoir investi autant d’énergie et de passion. Passion ? Oui car il en faut de la passion et de l’assiduité pour tenir un blog comme celui-là.

Je compatis d’autant plus avec Eric car j’ai eu mon lot de commentaires à la con. Par contre j’ai noté une très nette amélioration dans mes commentaires sur ces derniers mois avec pratiquement plus un seul troll, très peu de hors-sujets et une véritable recherche du dialogue. Je ne saurais comment expliquer ce phénomène, peut-être ai-je fini par “trouver” mon audience ? Peut-être se sont-ils reportés sur le blog d’Eric…

Souhaitons donc du courage à Eric pour qu’il persévère et finisse par lui-aussi “trouver” son audience et nous revenir en pleine forme.

Mes 9 prédictions pour 2009

Suite à un précédent billet qui faisait le point sur mes prédictions 2008, je me lance une nouvelle fois dans le périlleux exercice des prédictions.

1/ Montée en puissance des plateformes sociales BtoB

Ça a commencé avec la consécration de Yammer au Techcrunch50, ça se poursuit avec le lancement de Bluehouse par IBM, ça se confirme avec la nouvelle version de blueKiwi : le salarié est un animal social et il a besoin d’outils adaptés pour assouvir ses besoins (de sociabilisation). Au delà des outils qu’il est possible de mettre à disposition des collaborateurs (au sein d’une entreprise ou d’un groupe), c’est dans les liens sociaux inter-entreprises que le gros du potentiel réside. Un Facebook pour les entreprises ? Non, soyons sérieux, plutôt quelque chose à mi-chemin entre  LinkedIn et  AppExchange avec une bonne dose d’open source (ou du moins pas entre les mains d’un seul acteur) et une couche de micro-partage. Imaginez ainsi le potentiel que représenterait la rencontre entre médias sociaux et entreprise 2.0.

2/ Explosion des réseaux sociaux locaux

2008 aura été témoin de l’explosion de deux lames de fond : la domination des réseaux sociaux et le retour en force des services mobiles. Croisez les deux et vous obtenez des réseaux sociaux locaux comme  DodgeBall BrightKite Loopt  Moximity et des services français comme  DisMoiOù et  Webcity. Plus de proximité, plus de facilité pour faire du ciblage comportemental (géographique ?), plus de points de contact avec les utilisateurs… les arguments sont nombreux pour s’intéresser de près à cette alternative aux réseaux traditionnels. Et les services connexes comme Peuplade ou Ma résidence en bénéficieraient grandement (ou inversement).

3/ Démocratisation des applications sociales

Vous connaissiez déjà Kidzui et Pikluk pour les enfants (cf.  Les applications sociales à l’assaut des enfants et des parents) ? Vous utilisiez déjà Twhirl et AlertThingy ?  Alors vous passerez bientôt à SocialU car vous ne supportez pas l’idée de ne pouvoir maîtriser votre social stream, le flux de vos activités sociales. Et oui, parce que ça commence à faire beaucoup de services à alimenter / surveiller. Bref, autant le dire franchement : la fenêtre de votre navigateur est trop petite pour pouvoir gérer cette multitudes de réseaux sociaux, systèmes de publication / partage… Il vous faut quelque chose de plus robuste, quelque chose de plus sécurisé, quelque chose de plus… industriel. Et c’est là où les applications sociales entrent en scène et vont venir s’incruster durablement sur votre desktop.

4/ Retour en force des experts

Avec la montée en puissance du social shopping (des recommandations par millions) et la croissance soutenue du e-commerce (des boutiques en ligne par milliers), l’offre n’a jamais été aussi riche… et le choix aussi complexe. Ceci s’en ressent surtout dans les produits technologiques où faire un achat réfléchi requiert un investissement à temps plein (identification des offres, études des alternatives, comparaison, pondération…). Heureusement les experts sont là : blogueurs plus vraiment amateurs, vendeurs passionnés ou acheteurs débordant d’empathie, les experts sont partout (si l’on se donne la peine de les chercher). Ici il n’est plus question du consensus des internautes anonymes mais plutôt de l’avis d’un individu socialement impliqué. Leurs conseils valent de l’or car ils ont une connaissance encyclopédique et l’expérience du terrain (en fouinant dans les magasins ou en s’appuyant sur un réseau d’informateurs). Jetez donc un œil à un blog de niche comme Blogeee pour vous rendre compte du niveau.

Les experts seraient-ils l’incarnation de l’influenceur ? Probablement, car ici ce n’est pas l’audience qui compte mais l’implication (le nombre d’heures passées à compiler des news, des données brutes et à débattre dans les forums). Bref, les marques ont bien compris leur intérêt et elles les chouchoutent même dans des séances de speed testing. Mais entendons-nous bien : il s’agit là d’experts qui avancent à visage découverts et entendent vivre pleinement de leur passion. Ne vous offusquez donc pas de voir de la publicité ou des liens sponsorisés, c’est le revers de la médaille. Mais qui s’en plaindra si le conseil est bon ? Certainement pas moi (ni vous) car un achat réalisé en toute sérénité ça n’a pas de prix (sans mauvais jeux de mots).

5/ Invasion des casual games

Plus aucun doute : après la musique, les vidéos et les widgets, les casual games sont le prochain levier d’audience. Des géants du web comme Amazon (qui investi dans Kongregate et Reflexive) ou Google (qui vient de lancer son offre d’ In-Game Advertising) en passant par des régies comme Hi Media ( GameOnly) ou des acteurs plus traditionnels comme Ubisoft ( MissDécouverte) ou Sega ( PlaySega), les casual games sont au centre de nombreuses attentions. Pourquoi le jeu ? Parce que tout le monde aime jouer, parce que ça sociabilise et parce que c’est facilement monétisable. Surveillez de très près également les social games qui envahissent les réseaux sociaux et même les mobiles (cf.  Zynga Launches the Ultimate Time Waster: Live Poker for the iPhone).

6/ Multiplication des MMOs franchisés

Si les casual games sont là pour divertir les foules, les MMOs (jeux en ligne massivement multi-joueurs) sont là pour combler les exigences des hardcore gamers. Ça a commencé il y a presque 10 ans avec Ultima Online, ça c’est confirmé avec Wolrd of Warcraft, l’avenir du jeu vidéo est en ligne. Fort de ce constat de nombreuses licences prestigieuses sont en train de rattraper leur retard et de débarquer en force sur le créneau : Warhammer, Conan, Lord of the Rings, Star Wars, Star Trek, Stargate, DC Universe… tous seront au rendez-vous en 2009, et peut-être même Harry Potter. Il ne reste plus à ces éditeurs qu’à mieux comprendre le potentiel du free-to-play et l’explosion sera encore plus puissante.

7/ Montée en puissance des objets trans-réels

Pour le moment seuls les industriels du jouet se sont lancés dans une exploitation à grande échelle des objets trans-réels (objets physiques qui possèdent également un double virtuel à l’image des Funkeys). Lancée par Webkinz, la mode des univers virtuels faisant usage d’objets trans-réels semble être contagieuse car des géants comme Mattel (avec Barbie Girls), Hasbro (avec Littlest Pet Shop) ou Disney (avec Pixie Hollow et bientôt World of Cars) semblent vouloir s’imposer en force. Si ça fonctionne pour les jouets, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour les objets de la vie courante comme les fringues (vos t-shirt personnalisés avec un mobile tag) ?

8/ Émergence d’applications mobiles 2.0

J’ai déjà abordé le cas des réseaux sociaux locaux, mais les applications mobiles sociales de seconde génération (post SMS et version mobile des réseaux sociaux issus du web) sont déjà là : micro-messenging géolocalisé comme les très ambitieux Friend View de Nokia ou oneConnect de Yahoo!, MMTRG comme Wifi Army ou Parallel Kingdom (qui vient de lancer sa version iPhone), P2P-Leveraged Mobile Live Streaming… les domaines d’application du mobile 2.0 sont nombreux, d’autant plus que les smartphones représentent maintenant près de 20% du marché.

9/ Retour sur le devant de la scène de Microsoft

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft ne parvient pas à passionner la blogsophère comme savent le faire Google ou Facebook. Il faut dire que sa posture de suiveur réactif l’a poussé à sortir des services sans grande valeur ajoutée comme Live Search Maps ou Expo Live. Oui mais voilà, Microsoft carbure au diesel : long à démarrer mais terriblement endurant. Les équipes de Redmond ont mis du temps à sauter dans le train des médias sociaux mais elles rattrapent petit à petit leur retard avec des services comme Live Home ou Live Photos. Mieux, elles arrivent à surprendre avec des initiatives particulièrement inspirées comme Photosynth ou WorldWide Telescope.

Pour de nombreuses personnes, Microsoft est un géant endormi. Rien que l’évocation du nom “Microsoft” fait ressurgir de douloureux souvenirs liés aux nombreuses frustrations engendrées par 20 années de suprématie de Windows et Office. Mais pour d’autres, Microsoft c’est aussi la Xbox et sa nouvelle “ Experience“, Guitar Hero, les nuits passées sur Xbox Live, le Zune (qui n’a jamais traversé l’atlantique)… Microsoft c’est également des projets très ambitieux comme le tout nouveau Microsoft Store, Windows Azure ou Live Mesh. Microsoft c’est enfin des innovations technologiques tout à fait convaincantes comme Surface, Sphere ou encore TouchWall.

Bref, le nouveau Microsoft est bientôt là, il ne se contentera plus d’être un fast follower et il a toujours 50 milliards de $ en caisse. Rendez-vous compte : 50 milliards de $ c’est assez pour racheter Yahoo!, Facebook ET General Motors (cherchez l’intrus) !

 

Voilà, ça fait 9 prédictions pour l’année 2009. N’hésitez pas à rajouter les vôtres dans les commentaires.

En tout cas 2009 sera une année passionnante, j’en suis certain. J’espère que vous partagerez avec moi cet enthousiasme et que j’aurai la motivation pour continuer à bloguer toutes ces transformations qui sont en cours.

Quand les people sociabilisent les marques

Aviez-vous remarquez à quel point il était délicat pour une marque d’être présente au sein de réseaux sociaux. Il y a bien les exemples de L’Oréal ou Garnier mais tout ça reste très laborieux car les membres sont globalement réfractaires à l’intrusion des marques dans leur espace social. Quand je parle de marques, je parle des marques courantes, pas de Apple ou Harley Davidson qui sont plus des marques-symboles et pour lesquelles les règles sont différentes (ce sont des contre-exemples).

Bref, tout ça pour vous dire que la solution de ce problème ne se trouve pas forcément sur les réseaux sociaux traditionnels mais plutôt sur des réseaux dédiés. Dédiés aux marques ? Non, dédiés aux people.

Prenons ainsi l’exemple de Coolspotters, une plateforme sociale où les membres recensent les produits portés par les people :

coolspotters_home.jpg

La page d'accueil de Coolspotters

Vous noterez que le concept est redoutable car ce ne sont pas les marques qui se mettent en avant, ce sont les internautes (et indirectement les people) qui en parlent. Jugez plutôt avec cette impressionnante liste de marques :

Coolspotters_directory.jpg

La liste des marques de Coolspotters

Le service est extrêmement bien fait car il existe également des pages de marque où l’on retrouve une liste des produits ainsi que des people qui les portent :

Coolspotters_brand.jpg

Une page produit de Coolspotters

Et ce service n’est pas un cas isolé car il en existe d’autres notamment en Angleterre avec MyCelebrityFashion, qui propose un concept similaire mais plus éditorialisé :

MyCelebrityFashion_home.jpg

La page d'accueil de MyCelebFashion

On retrouve dans ce service le même principe de repérage de marques sur les people :

MyCelebrityFashion_celeb.jpg

Une page people de MyCelebFashion

Dernier exemple avec CelebStyle (du réseau PopSugar) qui reprend ce même principe :

CelebStyle_home.jpg

La page d'accueil de CelebStyle

À noter la très intéressante fonction ‘How Wore it Best‘ :

CelebStyle_battle.jpg

Une battle de CelebStyle

Il existe d’autres fonction plus marchande sur ce site comme Trend Alert, The Bag to Have, Looks for Less ou encore How would you wear it.

Avec ces trois exemples nous sommes bien face à un canal de recommandation / promotion très crédible pour les marques. Certes la cible est pour le moment très féminisante, mais rien n’empêche les éditeurs de faire des déclinaisons pour les hommes ou d’autres cibles. Assurant un exemple à suivre…

LeWeb’08, un concentré de médias sociaux à Paris

Paris est à l’honneur les 9 et 10 décembre prochains avec la cinquième édition des conférences LeWeb de notre Loïc Lemeur (inter)national : LeWeb’08.

Le thème de cette année est l’amour (”Love” comme disent les américains) mais ne vous y trompez pas, il s’agit plus de l’amour de son prochain (ou de soi-même) car il y sera question du web social. Les médias sociaux seront donc à l’honneur cette année avec un programme tout à fait intéressant et des intervenants prestigieux :  LeWeb’08 Program.

Même si le programme ne vous motive pas, cette conférence est assurément un évènement incontournable pour le networking. Outre les stars de la blogosphère US, vous pourrez ainsi y croiser des stars du web francophone et européen grâce au programme réservé aux blogueurs officiels (dont votre serviteur fait partie). J’espère donc y retrouvez de vieilles connaissances comme les amis Claude et Bertrand ainsi que des personnes de talent que je ne croise pas assez comme Frédéric et Cédric (et la liste est longue).

Et même si ni le programme ni les personnes que vous pouvez croiser dans les couloirs ne vous intéressent, alors il vous reste toujours la Start-up Competition dont la liste vient d’être dévoilée :  LeWeb’08 Startup Competition: Companies Selected and Judges Announced.

Je reteindrais de cette liste quelques concepts très prometteurs :

  • Des social software orientés “Entreprise 2.0″ comme KonoLive et Producteev ;
  • Des services plus orientés “médias” comme Radionomy ou Kaltura ;
  • Des services tournés vers le microblogging et le micro-partage comme ShoutEm et Zipipop).

Bien évidement cette liste n’est pas exhaustive car la plupart des services en compétition sont en beta ou en langue étrangère que je ne comprends pas.

Voilà, j’espère bien croiser certains d’entrevous là-bas. En tout cas il faut que l’on s’organise…

Rétrospectives sur mes prédictions 2008

Comme chaque année, avant de me lancer dans le délicat exercice des prédictions de l’année 2009, je souhaiterais au préalable revenir sur les prédictions que j’avais faites en début d’année et voir si elles se sont réalisées.

1/ Interopérabilité forcée entre les réseaux sociaux

À défaut de forçage, on peut parler de bonne volonté, même si la route sera longueOpenID (implémenté par à peut-près tout le monde de Google à Yahoo! en passant par Microsoft), OpenSocialData AvailbilityData Portability… les initiatives ne manquent pas et des projets propriétaires comme  Facebook Connect apparaissent comme ridiculement isolés. Dans tous les cas de figure, entre les réseaux sociaux de niche, les plateformes de création de réseaux sociaux et la socialisation des plateformes communautaires traditionnelles (type casual gaming…), l’avenir est bien évidement dans l’interopérabilité universelle.

Verdict : On y est pas encore mais ça va venir.

2/ Des jeux disponibles sur iTunes

Lancée en juillet 2008, l’ App Store est une véritable machine de guerre qui génère des millions de $ de bénéfices, à tel point que l’iPhone est maintenant plus vu comme une console portable que comme un smartphone (cf.  Is iPhone The New Gaming Platform?).

Verdict : Bingo !

3/ Hybridation des univers virtuels et des réseaux sociaux pour les jeunes

Pas un seul univers virtuel n’est lancé (ou n’est en exploitation) sans une très forte dimension sociale. Ce phénomène dépasse même largement le segment des jeunes ( Réseaux sociaux + Univers virtuels = ExitReality ?) et concerne également les univers entre eux ( Vers une extra-opérabilité des univers virtuels avec Myrl).

Verdict : Bingo !

4/ Hybridation entre jeux vidéos et réseaux sociaux

Inutile de revenir là-dessus car je me suis déjà largement exprimé sur ce sujet :  Social Networks + Casual Games = Social GamesLa Brute + MMO + Facebook = Elven Blood et  Entropia Universe et Prizee au Salon du Jeu Vidéo.

Verdict : Bingo !

5/ Bientôt les UGG (User Generated Games)

Idem, je me suis déjà exprimé sur ce sujet :  Microsoft lance une plateforme de création de jeux en ligne et  EA se lance dans les User Generated Games.

Verdict : Bingo !

6/ Le P2P trouve d’autres domaines d’application

Visiblement les architectures P2P font plus peur que rêver ! Toujours est-il qu’avec l’arrêt de projets comme Outback Online, et la refonte de Joost en un portail de diffusion plus traditionnel nous comme loin de mes prédictions.

Verdict : C’est raté !

7/ Apparition d’indicateurs spécifiques aux réseaux sociaux et univers virtuels

La question de la monétisation (donc de l’évaluation) et du ROI des campagnes ciblant ces supports est plus que jamais d’actualité en cette période de “réduction de la voilure”. Comprenez par là que ces fameux indicateurs sont maintenant une nécessité mais que personne n’accepte encore de communiquer ouvertement dessus (chacun ayant son algorithme de social scoring). En attendant d’avoir un référentiel stabilisé et partagé par l’ensemble de la profession, vous pouvez toujours calculer votre Social Media Score.

Verdict : On y est pas encore mais ça va venir.

8/ Des territoires d’expression sur-mesure pour les plus grandes marques

En plus d’un certain nombre de marques comme  Mc Donald’s, Disney et Renault qui se sont lancées, nous voyons se multiplier les univers virtuels de niche en rapport avec des émissions de télévision ( Star’Ac World, Plus belle la life) sous l’impulsion d’acteurs comme There ou Taatu (cf.  There veut marcher sur les plates bandes de Second Life et  Taatu, une solution “clé en main” qui séduit les annonceurs) de même que l’apparition de réseaux sociaux centrés sur des people ( Les peoples envahissent les réseaux sociaux).

Verdict : Bingo !

9/ Accélération de l’innovation dans le e-Commerce

Nombreuses sont les innovations qui ont vu le jour cette année : au niveau de l’interface (3D, vidéo… des tonnes d’exemples à découvrir sur RichCommerce.fr), au niveau des terminaux mobiles ( Bientôt le ‘visual search engine’ sur iPhone), au niveau des utilisateurs et de leur capacité de recommandation ( Amazon et la longue traîne du web TV shopping). Il y a également de la nouveauté dans les solutions de paiement avec 3D Secure mais je ne préfère pas aborder le sujet car ça risque de dégénérer… Bref, le e-Commerce se porte bien et l’innovation n’est pas prête de s’arrêter.

Verdict : Bingo !

10/ Une seconde chance pour le web sémantique

Décidément le web sémantique n’en finit plus d’être (re)lancer avec des services comme Twine, Swirrl et des notions comme semantic desktop ou les semantic web apps. Bref, il y a des couches sémantiques à tous les étages… mais pas chez les moteurs de recherche. Visiblement nous nous dirigeons donc vers une “sémantisation sociale” du web (contenus, applications, utilisateurs…) réalisée par les internautes et non par des agents intelligents. Donc ils ne le sont pas tant que ça en fait (intelligents) (les agents).

Verdict : C’est raté !

 

Bon… avec 6 prédictions réalisées et 2 en voie de réalisation ça me fait un très beau palmarès, non ? J’espère que mes prédictions 2009 connaitrons une même réussite !

Ouverture des inscriptions pour la Journée Mondiale de l’Utilisabilité et d’un nouveau blog (SimpleWeb.fr)

Les inscriptions pour la quatrième édition de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité sont enfin ouvertes : Inscription pour la Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2008 à Paris.

Petits rappels : c’est une conférence gratuite qui se déroulera le 12 novembre 2008 à 18 H 30 dans le Business Center de Microsoft (148 rue de l’Université, 75007 PARIS) et qui aura pour thème “Utilisabilité et interfaces riches“.

Vous pouvez consulter le programme (quasi-finalisé) ici :  Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2008.

Si jamais le programme ou l’inscription ne sont pas disponibles (problème technique ou autre), réservez quand même cette date sur votre agenda car l’évènement aura lieu de toute façon.

Je suis encore en plein chantier car cette édition 2008 est également l’occasion pour moi de réactiver le site SimpleWeb.fr et de le transformer en un blog dédié à l’utilisabilité, l’expérience utilisateur, l’ergonomie…

Ce qui nous fait donc 7 blogs (cf. la liste en haut de page). Vous noterez au passage que je réhabilite la baseline qui a été affichée sur ce blog pendant plusieurs années (”Simplifions l’internet“). Comme toujours ce nouveau blog a pour vocation d’être collectif, donc je suis à la recherche de co-rédacteurs. N’hésitez pas à m’envoyer un message pour en discuter.

L’actualité de l’Entreprise 2.0 (septembre et octobre 2008)

Voici le premier récapitulatif des billets publiés avec Laurent sur mon autre blog ( www.entreprise20.fr) avec notamment une discussion enflammée autour du concept de “ blog interne à conneries” :

Je précise que je suis à la recherche d’un troisième co-rédacteur, donc si le sujet vous inspire n’hésitez pas à me le faire savoir.

Yahoo! Pipes + Photoshop Express = Aviary Peacock

Connaissez-vous la toute dernière suite d’applications en ligne d’ Aviary ? Il s’agit d’un ensemble d’outils de création exclusivement disponibles dans la fenêtre de votre navigateur : Aviary Tools. On trouve un peu de tout dans cette suite : création vectorielle, retouche d’image, blender de couleurs, édition vidéo / sonore / 3D…

Mais ce qui m’impressionne le plus est cet incroyable outil d’expérimentations visuelles (”visual laboratory“) qui permet de créer des images à partir de générateurs et de filtres : Aviary Peacock.

Pour faire simple : vous choisissez un générateur (formes, fractales, nuages, courbes…), vous lui appliquez des effets (floutage, saturation, granulation…), des filtres (couleurs…) et vous jouez ensuite avec les différents paramètres pour modifier le rendu.

L’interface me fait à la fois penser à Yahoo! Pipes (avec une série de briques qui sont autant de générateurs, filtres, effets et un grand panneau de paramètres) et à Photoshop Express (avec ce fond noir et cet aspect neutre) :

L'interface d'Aviary

C’est en tout cas une très bonne source d’inspiration visuelle et une superbe interface dont vous trouverez une visite guidée ici :  A video of Peacock in action.

(via Mashable)

Microsoft se lance dans le cloud computing avec Azure

La nouvelle est tombée hier : Microsoft poursuit sa transformation et vient de lancer son offre de cloud computing : Azure Services Platform. Pour faire simple, Azure est une plateforme de service qui permet d’héberger des applications (ou des briques applicatives) afin de les rendre disponibles en interne pour les besoins de votre entreprise ou en externe pour vos partenaires / sous-traitants / clients… Tous les détails ici :  Microsoft Unveils Windows Azure at Professional Developers Conference.

Pour faire simple, cette offre vous permet de remplacer votre infrastructure technique (matériel et logiciels) pour pouvoir développer et faire tourner vos applications sans avoir à vous soucier de l’achat de serveurs, licences ou de la maintenance. Pour rester fidèle à leur vision de Software + Service, cette plateforme est bien évidement hautement compatible avec un ensemble d’applications maison comme ses suites logiciels de développement ou de collaboration :

Nous somme donc en présence d’une très complète offre de cloud OS… ou de Platform as a Service… ou peut-être même de Platform and a Service je ne sais plus trop (lire à ce sujet  Cloud Computing & SaaS, Software as a Service : différences, complémentarités). Pour une description détaillée et commentée, ça se passe ici :  Microsoft’s Azure cloud platform: A guide for the perplexed.

La réponse de Microsoft à Amazon et Google (et Long Jump, SourceForge, Adobe, Oracle, IBM, Sales Force, Zoho, Yahoo!…)

Microsoft vient donc de mettre sur la marché une offre en concurrence directe avec Amazon Web Services et Google App Engine. Mais sont-ils les seuls sur ce créneau ? Non pas tout à fait, car il faut aussi compter avec des offres plus intimistes de PaaS comme LongJump ou encore SourceForge (cf.  LongJump Further Enhances Its PaaS Offering to Enterprise Customers et SourceForge Announces Hosted Applications). Notez également que Google vient tout juste d’ouvrir sa plateform Google Apps aux développeurs tiers : Google Launches Google Apps Labs, Third Party Developers Welcome.

Mais ce n’est pas tout, car d’autres acteurs traditionnels de l’informatique sont en embuscade, notamment Oracle ( Oracle Moves into the Cloud with the Help of Amazon), Adobe (avec des offres comme Genesis) ou encore IBM (avec son tout nouveau BlueHouse).

Rajoutez à cela des nouveaux entrants très agressifs comme SalesForce (avec son AppExchange) ou Zoho (cf.  Zoho Marketplace, after 3 weeks…).

Pour Yahoo! c’est différent car ils ont choisis une autre approche avec leur Yahoo! Open Strategy (quoi que… il y a aussi Zimbra :  Zimbra Heads Into the Cloud).

Bref, il y a beaucoup de monde pour un marché très prometteur mais encore en voie de structuration (cf.  Who owns the keys to the clouds?) qui souffre encore d’un déficit d’évangélisation (cf.  Stallman on cloud computing: Run, it’s a trap!).

Et Windows dans tout ça ?

N’allez pas imaginer que ce cloud OS va remplacer votre système d’exploitation Windows, bien au contraire ! Ce  Azure Services Platform est conçu pour s’imbriquer finement avec les autres projets en préparation de Microsoft : Windows 7 et Live Mesh. D’ailleurs Ray Ozzie (le Chief Architect) a présenté lors du PDC2008 la future version de sa suite bureautique incluant une version web (Office Web Application) et une version mobile.

C’est donc un schéma bien complexe que les équipes de Microsoft nous préparent (cf. Microsoft Azure Aims to Re-define the OS), une offre à la proposition de valeur très floue qui va demander des mois (des années) d’explications avant de convaincre les décideurs informatiques. La tâche est gigantesque, mais avec les efforts combinés de tous ces acteurs, on devrait bien y arriver un jour, non ?

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